Auteur(s) :
Yoshida Tatsuo
Studio(s) :
Madhouse production
Année :
2008
Genre :
Fantastique
,
Action
,
Aventure
Episodes : 24
Statut :
Terminé
Dans un futur qui a vu les humains peu à peu disparaitre avec les guerres, un jeune robot, à l’apparence humaine, reprend conscience un beau jour. Il n’a ni souvenir de son vécu, ni même de quoi que ce soit sur la situation du monde... Étrangement fort et différent des autres robots, il part en quête de son passé. Ce qu’il apprendra dès lors, c’est que le monde est atteint par un mal qui détruit les robots peu à peu, et dont il est le seul responsable pour avoir tué une certaine "Luna". Ses assaillants le nomment : Casshern ! Casshern fera donc face à son passé, dans le but de comprendre les raisons de son péché, de l’expier, mais aussi afin de donner un sens à son existance... d’immortel.
Pour commencer, sachez chers amis que Casshern Sins est un anime inspiré de la série Casshern des années 70 ! Oui, majoritairement, otakus que nous sommes, nous n’étions pas nés (comme le poisson), hein ? Plus récemment, nous avions eu droit à un film "Casshern", réalisé par des Coréens (si je ne m’abuse..). D’ailleurs un film que j’avais trouvé tout simplement mauvais (un scénario aussi compliqué que ambigu, et des personnages un peu sur-joués), même si l’animation me paraissait assez stylée (à la Matrix) ! Enfin, je l’ai re-regardé il y a pas très longtemps et l’animation m’avait fait rire, mais bon, fermons la parenthèse...
Casshern Sins se dote d’un univers graphique aussi impressionnant que particulier. Côté décors, on retrouvera ainsi principalement des plaines désertiques ou des paysages austères, dévastés, ruinés, délaissés, et occasionnellement des paysages magnifiques, enchanteurs et luxurieux. Cela change efficacement l’ambiance, et franchement, j’adore. Côté chara’ design, on remarquera vite (ça reste mon avis empli de subjectivité), une pâte graphique inspirée du style de Kurumada, avec un héros classe à la ressemblance de notre Pégase de bronze international. Il ne s’agit là que de ressemblances dans les traits du visages, et on peut faire ce constat sur différents personnages. On notera en outre que Shigeyasu Yamauchi, réalisateur de la série, a à plusieurs reprises travaillé sur des films et épisodes de Saint Seiya (avec Kurumada donc !). Mais bon, inutile de préciser que notre Casshern ne se bat pas en armure, lui ! Il a conservé sa bonne vielle tenue des années 70, et franchement, ce n’est pas pour nous déplaire. Et heureusement que cette dernière fait partie intégrante de son corps ! Quand il se régénère, elle se refait également une beauté ! Le contraire serait dommage avec tous les combats ravageurs qu’ils nous mettent dans la vue ! Et lorsque son masque se ferme, on ne le reconnait plus et bien souvent ça colle bien avec son image de machine à tuer. On peut prendre place et admirer le spectacle ! On notera également que la présence occasionnelle de traits bien gras pour les contours (cf image ci-contre), ce qui rend ma foi, fort bien !
Toutes ces belles phrases pour en venir à l’animation ! Ahh ! Doux sujet qui me tient tant à cœur ! Hmm, quel plaisir ! L’animation et ses bruitages font très old school (au même titre que certaines tenues hein :D). C’est voulu et sans mentir, ça donne un style inestimable pour certains et franchement ringard pour d’autres ! Moi je suis plutôt de la première vague d’imbéciles. J’adore l’animation et ses saltos, pirouettes et autres chorégraphies à la Power Rangers (qui rendent, d’ailleurs, toujours classe en anime et ridicule en série live... haha). Mais, blagues à part, Casshern Sins nous livre une animation déroutante, faisant preuve de vitesse, frénésie et puissance avec des impacts toujours plus impressionnants sur les décors. Les combats contre les personnages autres que les vulgaires menus fretins, vous raviront ! Donc si le premier épisode peut paraitre pour certains mou en terme de combats, attendez vous à voir des ennemis bien charismatiques et colossaux (en terme de force relativement au héros) par la suite. On pourrait aussi parler des déformations des corps occasionnées par des mouvements vifs qui rendent l’action toujours plus intense ! Toutefois, même si je parle de combats impressionnants, il faut quand même recentrer le sujet en précisant que les combats ne sont pas le cœur de l’anime. Inutile donc de s’attarder si vous êtes un fan de Naruto ou autre gros shonen...
En effet, l’univers de Casshern est complexe, et se veut à la fois poétique et violent. On aura donc droit à des longueurs qui n’en sont pas (certains se lasseront, d’autres seront comme transportés par les récits). L’histoire nous transporte autour d’une quête de réponse sur le pourquoi de la mortalité. Disons que c’est ce qui m’a le plus marqué. Le fond est plus simpliste et prend place dans un univers post-apocalyptique dans lequel les humains sont chassés par les robots, à l’instar des OAV de 1993 (il semblerait d’ailleurs que plusieurs éléments de la série aient été remis au goût du jour). Tout au long de sa quête, Casshern rencontrera différentes sortes d’individus, humains ou robots, avec une histoire différente et un rapport différent avec la mort inéluctable qui les attend tous. L’immortalité de Casshern, le plaçant au delà de leur vision de la fatalité sera le cœur de son questionnement, car chaque être ne vit pas ses derniers instants de la même façon. La vie éternelle meilleure qu’une vie qui se termine ? Pour moi, la réponse est toute vue, hein ! Imaginez le nombre d’animes que vous pourriez regarder à l’infini ! Outch ! Bref... Les rencontres de Casshern feront évoluer sa mentalité et son rapport avec la vie, la mort.
Casshern, d’un genre plutôt solitaire, fera toutefois la rencontre de différents compagnons de route ou adversaires de toujours, animés par un désire de vengeance pour certains, admiratifs devant la perfection qu’il incarne pour d’autres, ou encore envieux de son immortalité. On découvrira ainsi Dio et Leda, les ennemis de Casshern les plus charismatiques mais aussi, ceux qui le connaisse le mieux. Dio fera tout pour écraser Casshern, au sens propre comme au sens figuré (au vu des combats auxquels on a droit...), et Leda, camarade de Dio saura se faire mystérieuse dans ses objectifs et convictions.
Musicalement parlant, Casshern propose de nombreux thèmes qui sauront vous transporter loin... loiiin de votre quotidien ! Entre mélancolie et drame, la bande son de Casshern se veut plus triste que joyeuse. Parfois, les étendues désertiques laisseront tout simplement place au son de la nature. Une ambiance parfaitement adaptée à cette fresque dramatique !
L’univers de Casshern recèle de merveilles qu’il nous tarde de découvrir à chaque épisode, pour peu d’être un amateur du genre. Certains lui trouveront des longueurs, d’autres ne verront pas passer les épisodes. L’histoire aborde en outre un sujet sérieux que l’on pourrait associer à notre société face à sa crainte de la mort, et nous y fait réfléchir. Finalement, on en viendrait presque à plaindre l’immortalité de Casshern. Une œuvre poétique parsemée de combats épiques qui saura ravir les amateurs d’animes moins commerciaux, plus marginaux dans leur déroulement que les autres, et possédant un univers propre et magique ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Enfin, si tu es un petit Kevin ou son cousin Brandon, tu peux aller à cette page. A bon entendeur, salut !