Auteur(s) :
Tetsuya Saruwatari
Edition :
Tonkam
Genre :
Seinen
En France : 13 tomes
(
En cours
)
Au Japon : 24 tomes
(
En cours
)
Prix :
7.50€
Préambule : cette série est la suite de Tough, édité chez Tonkam en 42 volumes. Tout comme moi, vous pouvez ne connaitre que partiellement Tough et quand même commencer Free Fight.
Kiichi Miyazawa est l’héritier de l’école du Nadashinkage, dont les techniques très sophistiquées peuvent être mortelles. Il participe à des combats clandestins pour gagner l’argent nécessaire au paiement de l’hospitalisation de son père Seiko. Ce dernier est paraplégique depuis un combat contre son frère jumeau Kiryu, surnommé « le démon ». Kiichi combat en évitant de blesser lourdement ses adversaires, comme le lui a enseigné son père. Toutefois, ses ennemis sont de plus en plus coriaces et il doit parfois employer les grands moyens, notamment lorsqu’il se retrouve en face des sous fifres de son terrible oncle Kiryu…
On ne peut pas vraiment dire que les dessins de Free Fight soient « esthétiques » : je trouve que les symétries et les proportions ne sont pas toujours bien respectées. Ceci dit, ce qui nous intéresse ici sont surtout scènes de combat, et celles-ci sont suffisamment claires et lisibles. J’en veux pour preuve que je reconnais sans trop de problème les prises et les clés que je pratique personnellement (même si cet élément échappera à quelqu’un qui ne pratique pas les arts martiaux). Les personnages sont aisément distinguables les uns des autres et, s’ils ont en général une musculature bien développée, on ne tombe pas dans la démesure d’une série comme Baki. Les décors sont relativement fournis par moment, ce qui est assez rare dans ce type de mangas. Au final, le style n’a pas tant évolué que ça depuis les débuts de Tough.
Ce manga de baston se veut réaliste, c’est à dire qu’il présente des techniques de combats qui pour la plupart existent en vrai. On sent très nettement que l’auteur adore les arts martiaux et les sports de combats dans leur ensemble, puisqu’il fait intervenir des combattants Japonais, Européens, Brésiliens, Mongols ou Coréens qui pratiquent tous des arts différents. Bien sûr, il y a quelques techniques avec « de l’énergie », mais Free Fight reste bien plus réaliste que Baki. On s’approche plus de ce qui se passe dans les derniers tomes sortis de Coq de Combat. L’auteur essaie de ne pas rendre l’histoire trop linéaire, mais il faut reconnaitre qu’il y a assez peu de mystères. En bref, c’est un manga d’arts martiaux très classique, où les combats s’enchainent avec différents enjeux.
Autant dans Tough Kiichi fait souvent le pitre, autant là il prend un visage sérieux et fermé. Il faut dire qu’il n’est plus un adolescent insouciant et certains membres de sa famille ont morflé… Même le grand père, source de nombreux gags dans Tough, n’est pas très loquace dans Free Fight.
Hé oui, même si le dessin est moyen et le scénario très classique, Free Fight est un must du manga d’arts martiaux. Les combats sont captivants, et même si on devine souvent qui va l’emporter, on ne sait jamais trop comment ça va se passer ni quelles sont les techniques des uns et des autres. En tout cas, ça donne très envie de lire la première série, Tough ! Il y a tout de même quelques regrets à avoir concernant le prix, d’autant plus que, comme beaucoup de mangas de combats, Free Fight se lit assez rapidement. M’enfin personnellement, j’aime bien !
