Auteur(s) :
Hideo Murata
,
Takashi Hamori
Edition :
Glénat
Genre :
Shonen
En France : 18 tomes
(
Terminé
)
Au Japon : 18 tomes
(
Terminé
)
Prix :
6.50€
Noritaka Sawamura, 15 ans, rentre au lycée. Ses années de collège ont été un calvaire car il a été pendant trois ans surnommé « caca » par ses camarades. Il espère que sa vie au lycée se passera mieux… et ça commence plutôt bien car il sympathise avec sa ravissante voisine de classe Nakayama. Néanmoins, suite à plusieurs gaffes dont il a le secret, Nakayama se met à le mépriser après lui avoir dit « je déteste les faibles ». Sawamura va donc décider de s’inscrire au club de Kick Boxing du lycée pour devenir fort, même si celui-ci est en piteux état et que son responsable est plutôt louche. C’est alors que le champion de boxe du lycée se met à avoir des vues sur la belle Nakayama… Comment Sawamura va réagir ?
Alors au premier abord, Noritaka, c’est carrément moche. Enfin, disons que le trait parait brouillon, peu soigné, il n’y a pas beaucoup de décors… Cependant, les coups lors des combats sont très bien fait et les très nombreux SD sont particulièrement efficaces : faut voir les tronches incroyables que tirent les persos, surtout quand elles sont en gros plan. Personnages qui ont d’ailleurs des designs très variés. Les quelques scènes de fan service sont également assez bien faites. En bref, j’ai l’impression que le dessinateur Hamori fait exprès d’adopter ce style approximatif pour renforcer l’aspect comique de la série, histoire qu’on sache bien qu’on lit une histoire légère qui ne se prend pas au sérieux. Le dessin n’est donc pas beau, mais il colle parfaitement au thème de la série.
Noritaka est une série qui marie vraiment deux registres différents : le comique et les arts martiaux. Les séries sur l’un ou l’autre de ces thèmes sont très fréquentes, mais de tête, je ne trouve pas beaucoup d’autres mangas qui s’essaient à mélanger les deux ensembles (Né pour cogner, à la limite).
Là, je crois qu’on tient le pompon ! Cette série, c’est du n’importe quoi du début à la fin, du gros délire qui part dans tous les sens, un peu à la Keishicho 24 ou Go West. Le héros, qui est physiquement une vraie lavette, se retrouve à devoir se battre contre des adversaires de plus en plus fous et de plus en plus forts, souvent à la faveur de malentendus ou de maladresses. Son coach, un grand malade ravagé de la tête, lui fait faire des entrainements loufoques dont on ne sait jamais trop à quoi ils vont servir : donner à manger à un chat, servir dans un bar de travestis, faire du twist, regarder sous la jupe des filles… Finalement on découvre que ces exercices ont une utilité, mais malgré ça, il est obligé de ruser pour vaincre, employant notamment ses pets ! Bref, j’ai souvent halluciné de voir à quel point cette série était Baka. Une grande réussite à ce niveau !
Noritaka est une série très divertissante, décalée, absurde, avec un rythme efficace et des dessins adaptés en conséquence, c’est-à-dire peu soignés et à connotation comique. Le défaut de la plupart des séries comiques vient de leur coté répétitif, ce n’est pas trop le cas ici d’après moi. Disons que la série souffre de deux défauts majeurs. D’une part, elle est éditée en sens de lecture français (qui met le cœur à droite par exemple), parce qu’elle est sortie à une époque ou les mangas étaient peu connus et le sens de lecture japonais rebutait le lecteur. Si ça titille un peu le puriste que je suis, il faut dire que ça n’est pas très important. Ce qui est plus grave, c’est que les quatre derniers tomes sont vraiment mauvais : la série devient un sérieuse au lieu d’être drôle, et donc elle n’est plus du tout crédible. Cela laisse une très mauvaise impression finale mais bon, il faut alors relire les premiers tomes pour retomber sous le charme des gaffes et de la niaque du pauvre Noritaka Sawamura, baka parmi les bakas !
