Auteur(s) :
Yellow Tanabe
Edition :
Pika
Genre :
Shonen
En France : 19 tomes
(
En cours
)
Au Japon : 25 tomes
(
En cours
)
Prix :
6.95€
Yoshimori Sumimura, collégien, est le 22ème héritier de la lignée Sumimura. Il s’agit d’une des deux familles de Kakkaishi (avec les Yukimura) qui protègent le domaine Karasumori de l’intrusion de démons. En effet, ce domaine, qui est maintenant occupé par l’établissement scolaire de Yoshimori, permet aux démons d’accroitre leurs forces. Yoshimori n’est pas le seul à effectuer cette tache, puisque sa voisine Tokine Yukimura a la même mission. Bien que leurs familles soient en opposition depuis des lustres, nos deux jeunes amis font équipe la nuit pour anéantir les malotrus avec leurs techniques de Kekkai. Mais des démons de plus en plus gros font leur apparition et la Guilde, organisation qui fédère les Kekkaishi, s’en mêle…
Les dessins de ce shonen n’ont rien de vraiment notables, que ce soit en bien ou en mal. Les personnages ont des designs classiques, l’action est lisible, les décors sont suffisamment présents, les monstres et les effets sont bien faits… Je ne note pas particulièrement d’évolution au cours des tomes. Non vraiment, je ne trouve rien de très spécial aux graphismes de ce titre. C’est agréable été efficace mais sans plus.
Il s’agit là d’un shonen assez ordinaire, avec un héros jeune et qui se déroule dans un monde réel, du moins au début. On retrouve pas mal d’éléments classiques : la fille, le rival, le vieux grand père/maitre ronchon, un peu d’humour, les power up, quelques parts de mystère, certains persos plus charismatiques que d’autres… Sans que l’on puisse parler de plagiat ou de copie, je trouve que beaucoup d’éléments rappellent Bleach, notamment l’idée d’une organisation secrète qui lutte contre les esprits avec des sections et des chefs, le cadre scolaire au début, le héros assez grincheux, la ressemblance entre certains protagonistes (Atora/Yoruichi de Bleach)… Néanmoins, Kekkaishi possède quelques originalités. Notamment, on n’a pas ici de « bande d’amis très liés », comme dans les shonens type « One Piece – Naruto – Rave », on reste focalisés sur le héros et Tokine. En outre, le manga comporte quand même un passage assez dur et surprenant (tome 10). Sans révolutionner le genre, Kekkaishi fait preuve de suffisamment d’originalité pour ne pas paraitre fade, sans non plus en faire trop et tomber dans le « prise de tête » (Shaman King) ou la profusion de personnages stylisés (Bleach). Comme pour le dessin, il n’y a pas vraiment de haut et de bas, le scénario est toujours aussi intéressant.
S’il y a certes un peu d’humour, ce n’est pas le point fort de la série. Je ne trouve qu’un seul vrai baka, et encore, il s’agit du grand père ronchon, cas très typique. Le héros a un petit coté crétin (notamment au travers de sa passion pour la pâtisserie) mais c’est d’avantage l’aspect sérieux et parfois blasé qui marque.
Kekkaishi est au final un shonen assez typique, à l’intrigue pour l’instant cadrée (ce qui ne l’empêche pas d’être mystérieuse), aux personnages sympathiques et au dessin convenable. Il ne s’agit donc pas d’un must, mais pas non plus d’une série à éviter. C’est typiquement le genre de titre que j’achète d’occasion au début puis neuf si ça devient vraiment bien. Je ne sais pas trop si les fans de Naruto ou One Piece apprécieront (c’est quand même un cran en dessous), mais des débutants s’en contenteront probablement.
